Aider les femmes à retourner sur le marché du travail pendant la guerre - opinion
- WIZO-Lausanne
- 6 mars 2024
- 3 min de lecture

La guerre exacerbe les inégalités entre hommes et femmes.
La reconstruction des conditions d’emploi est nécessaire pour combler l’écart inconcevable pour les femmes et les professionnelles.
Dans cet article du Jerusalem Post daté du 26 février dernier, Rivka Neuman, directice de la division de la WIZO pour la promotion du statut des femmes présente faits réflexions et solutions.

La guerre affecte les femmes de manière disproportionnée, exacerbant les inégalités existantes entre hommes et femmes.
Israël est entré en guerre le 7 octobre avec des disparités hommes-femmes solidement ancrées, notamment des salaires inférieurs pour les femmes, une pénurie de femmes aux postes de direction et des secteurs entiers, comme la technologie, où les femmes sont largement sous-représentées.
Associée à la crise économique et aux coupes budgétaires généralisées, la guerre élargit et renforce les disparités entre hommes et femmes.
Parmi les femmes actives touchées par la guerre, les plus durement frappées sont les épouses des soldats de réserve de Tsahal, qui doivent lutter pour subvenir seules aux besoins de leur famille. Dans le domaine de l’emploi des femmes - où la législation prévoit une protection maximale pour les femmes - un triste parallèle avec la pandémie de COVID-19 est apparu.
Les femmes qui se trouvent à des moments critiques de leur vie, tels que les traitements de fertilité, la grossesse et l’accouchement, sont les plus touchées sur le plan professionnel. Celles qui prennent un congé de maternité sont confrontées à des difficultés, et celles qui en reviennent sont confrontées à des contraintes de temps et à des responsabilités liées à la garde des enfants.
Comment briser le cycle jusqu’à la fin de la guerre ?
Pour rompre ce cycle en attendant la fin de la guerre, l’accent doit être mis sur l’autonomisation des femmes sans emploi en leur donnant les outils essentiels pour faciliter leur retour sur le marché du travail. Il existe plusieurs moyens pour parvenir à cela.
L’un des principaux défis consiste à s’occuper de jeunes enfants. La garde des enfants à l’extérieur du domicile est la première chose à laquelle les familles renoncent. Les mères, privées d’emploi, restent à la maison avec leurs enfants au lieu de les envoyer à la crèche ou dans un cadre préscolaire, manquant ainsi du soutien et du temps nécessaires à la recherche d’un emploi ou leur formation professionnelle.
Pour sortir de ce dilemme, des subventions devraient être accordées aux femmes qui ont perdu leur emploi à cause de la guerre, afin de leur permettre de s’engager dans une recherche active d’emploi et de se réinsérer progressivement dans le monde du travail. Mais ce n’est qu’une étape.
Il est essentiel de créer un mouvement en faveur des opportunités professionnelles pour les femmes. La crise des «cols roses» dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’aide sociale ne peut être résolue que par des salaires et des incitations équitables. L’affectation de fonds au système d’éducation de la petite enfance, à l’aide sociale et aux soins de santé créera des possibilités d’emploi plus attrayantes, ce qui permettra de remédier à la crise dans ces secteurs.
L’opération «Épées de fer» est très différente des guerres précédentes en raison de la nature de l’attaque du 7 octobre et de son impact sur le tissu humain des communautés du Néguev occidental.
La guerre a engendré des traumatismes interdépendants et un besoin crucial de soutien émotionnel, à la fois sur le court et le long termes. Il est à craindre que le système actuel ne réponde pas à ces besoins en raison d’une pénurie de psychiatres, de psychologues, de travailleurs sociaux, de soignants, d’enseignants, de personnel paramédical, etc.
Pour une solution immédiate, une reconstruction des conditions d’emploi est nécessaire pour combler le vide inconcevable pour les femmes et les professionnels. Il est essentiel de donner une impulsion aux zones périphériques du Nord et du Sud.




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