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Elles sont des combattantes ! Elles sont nos “femmes de fer“


Or Tzuk habite Kfar Aza, l'un des kibboutzim les plus durement touchés près de Gaza. Elle est devenue l'une des porte parole les plus en vue de la petite localité. En ce terrible shabbat noir, sa mère et sont père ont été sauvagement assassinés par les terroristes du Hamas. Quelques jours plus tard, elle a été interviewée sur Channel 12 News, et avec une éloquence et une acuité remarquables, elle a décrit ce qui lui était arrivé, à elle et à sa famille, ce jour-là.

Or n'était pas à ce moment là dans le kibboutz et, alors que le massacre se déroulait, elle s'est ingéniée à prendre des photos aériennes de la région, à recueillir des rapports sur le terrain et à essayer d'organiser l'information pour les forces opérant sur le terrain.

Pendant l'interview, Or a regardé directement la caméra et s'est adressée à tout Israël :

"Si cela ne débouche pas sur une action militaire significative, ce qui s'est passé à Kfar Gaza, à Be'eri et dans les autres kibboutzim vous arrivera à vous aussi."

A la fin de l'interview elle a demandé aux dirigeants israéliens de "finir le travail" afin qu'elle puisse enfin retourner dans sa maison vide et dévastée.


Shifra Buchris a 44 ans. Mère de dix enfants, elle commande l'unité de patrouille de la police militaire du Sud.

Le samedi 7 octobre, comprenant rapidement ce qui se passait, elle a, sans attendre l'ordre donné par Tsahal aux réservistes, pénétré avec son équipe dans le champ où se déroulait la rave party.

Ensemble, ils ont, pendant 12 heures d'affilée, sauvé des victimes du massacre, au milieu du chaos et sous des tirs incessants, découvrant au milieu des cadavres, des jeunes survivants qui avaient feint d'être morts.

La difficulté de la situation ne les a pas empêchés d'agir.

"Je ne sais pas si c'est parce que j'ai moi-même dix enfants, mais j'étais convaincue d'une chose: je voulais rendre à leurs mères qui les attendaient à la maison, le plus grand nombre possible d'enfants ".


Lital Leshem est major de réserve. Elle a été appelée sous les drapeaux le 7 oct. alors qu'elle était enceinte de 6 mois de son premier enfant.

Cette femme extraordinaire de 36 ans, fraîchement mariée et cheffe d'une entreprise prospère dans la high-tech est revenue d'un voyage d'affaires aux États-Unis le vendredi et a eu à peine 24 heures pour récupérer avant de commencer à recevoir des messages affolés sur WhatsApp de la part de nombreuses sources.

Sans réfléchir, elle a revêtu son uniforme et s'est précipitée vers sa base dans le sud d'Israël.

"Pendant ces minutes, j'ai complètement oublié que j'étais enceinte. Mon père (le général de brigade Matti Leshem, qui était commandant d'une division blindée et qui est aujourd'hui en attente au commandement Nord) m'a appelée en criant que je n'allais nulle part.

Mais je n'avais aucun doute".

Ainsi, durant cette première grossesse, elle et son mari, pilote de réserve dans l'armée de lair, se sont rendus dans une zone encore envahie par des centaines de terroristes et avec très peu d'informations claires sur ce qui s'y passait.

Les défis physiques de la grossesse mis à part, la plus grande difficulté à laquelle Lital a été confrontée était d'ordre psychologique : la division de Gaza, où elle a servi, a été décimée et les survivants n'avaient pas encore eu le temps de panser leurs plaies.

"Cela a été mon premier choc, la prise de conscience qu'il y avait eu un massacre à l'avant-poste de Nahal Oz, qui était ma base - la base dans laquelle j'avais servi et commandé. Je connaissais cette base comme ma poche. Aucun d'entre nous ne comprenais l'ampleur de la catastrophe".


Adva Dadon a été l'une des premières et des seules personnes à se rendre sur les lieux du massacre de la fête de Re'im.

Sans aucun renfort, en compagnie d'un autre Israélien elle s'est mise à la recherche des survivants qui auraient pu se cacher pour échapper au massacre, le tout en direct devant des caméras. Elle a été la première à interagir avec les survivants en état de choc, avec beaucoup de sensibilité et de courage.

Munie d'un micro et d'un casque, elle a transmis des informations au milieu du bain de sang, tout en gardant son sang-froid et en jouant le rôle d'une journaliste hors pair.


Le 7 octobre, Inbal Rabin-Liberman a été réveillée à 6h30 par les sirènes des raids aériens dans le kibboutz Nir Am, près de la frontière de Gaza.

La jeune femme de 26 ans, seule femme et responsable de l'unité de sécurité du kibboutz, a ce matin-là, eu l'intuition que les sirènes allaient au-delà de l'alerte rouge habituelle.

Elle a immédiatement appelé les 12 autres membres de l'équipe de sécurité et leur a demandé de se rendre immédiatement à son bureau pour prendre des armes. Inbal a demandé à son équipe de prendre position le long de la clôture du kibboutz et ils ont vu avec horreur plus d'une douzaine de terroristes lourdement armés s'approcher de la clôture du kibboutz.

Ils se sont retrouvés dans le combat de leur vie et ont passé près de quatre heures à défendre le kibboutz jusqu'à l'arrivée de Tsahal.

Grâce à ses actions, Nir Am a été la seule localité à ne pas subir de pertes en ce jour terrible.


Le lieutenant-colonel Or BenYehuda, commandant du bataillon d'infanterie de combat Caracal, parle des actes héroïques de son bataillon :

"Il y avait près de 50 terroristes devant nous et nous n'étions que 12 combattants, hommes et femmes.

Tout ce pour quoi nous étions entraînés s'est concrétisé sur le champ de bataille. Ces soldats ont sauvé de nombreuses vies. Ils sont de véritables héros."

Ce samedi-là, son téléphone avait sonné. Le commandant du bataillon de patrouille de la brigade Nahal, feu le lieutenant-colonel Yonatan Tzur (tué lors d'une fusillade avec des terroristes), l'avait mise au courant dans un message vocal tremblant :

"Or, nous avons été envahis par des terroristes... Seigneur !!!".

"J'ai alors rassemblé tout le bataillon Caracal et je leur ai dit clairement :

Nous sortons pour tuer des terroristes qui se sont infiltrés en Israël et se répandent.

Soyez prêts et vigilants. Nous sommes forts, nous pouvons le faire"


Rachel Edri, 65 ans, est devenue la femme du moment et une star des réseaux peu après le début de la guerre, après avoir raconté comment elle avait réussi à empêcher les cinq terroristes du Hamas qui avaient envahi sa maison de les tuer, elle et son mari.

Lors de ses interviews télévisées, elle a raconté comment, pendant les 17 heures où elle et son mari ont été retenus en otage dans leur maison, elle a réussi à tromper les terroristes, à leur parler au cœur et même à leur offrir de la nourriture, du café et des biscuits. Même pour ces visiteurs indésirables, elle s'est montrée une hôtesse attentionnée.

L'un des terroristes m'a dit : "Vous me rappelez ma mère".

Je lui ai répondu : "Je suis vraiment comme ta mère. Je vais t'aider et prendre soin de toi.

De quoi as-tu besoin ?"

Rachel a raconté son histoire au président américain Joe Biden lors de sa visite.


Ofri a 21 ans et est sergente. Elle est la seule femme de la 931e division de la brigade Nahal.

Elle participe aux combats aux côtés des soldats en éliminant les terroristes, en nettoyant les bâtiments et, le cas échéant, en prodiguant des soins médicaux en tant qu'auxiliaire médicale sous le feu de l'ennemi. Chaque combattant a son propre équipement.

Comme elle est auxiliaire médicale, elle porte dans un sac qui pèse plus de 30 kilos de matériel médical de pointe pour effectuer des opérations sur le terrain, un appareil respiratoire, des médicaments et du plasma. Elle possède en outre une veste en céramique, une arme, des cartouches et des grenades.

Les parents d'Ofri étaient secouristes et ambulanciers dans les forces de défense israéliennes ; il était clair dès son plus jeune âge qu'Ofri suivrait leurs traces - et ses parents la soutenaient sans réserve. Mais ils n'auraient jamais imaginé qu'elle servirait dans la plus grande guerre d'Israël depuis la guerre d'indépendance.

Une semaine avant le 7 octobre, son bataillon a simulé un exercice de grande ampleur et elle s'est mise à rire en pensant qu'une telle chose ne se produirait jamais.

Et puis cela s'est produit !

Un de ses amis proches est mort dans ses bras à Gaza, sans qu'elle puisse verser une seule larme.

"Sur le champ de bataille, on n'a pas le temps de pleurer, et je ne veux pas montrer de signes de faiblesse aux hommes. Ils me considèrent comme une personne forte. Si je pleure, ils craqueront. Mon devoir est de leur transmettre mon professionnalisme et ma force afin qu'ils me fassent confiance si jamais, à Dieu ne plaise, l'un d'entre eux venait à être blessé."





 
 
 

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