C'était il y a 30 ans
- WIZO-Lausanne
- 9 nov.
- 2 min de lecture
Nous avons commémoré en début de semaine les 30 ans de l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin (ז״ל) — un moment de deuil national et de réflexion pour le peuple d’Israël.
🕯️ Que sa mémoire soit une bénédiction et un rappel de l’importance de l’unité, de la tolérance et du dialogue — des valeurs qui demeurent aussi essentielles aujourd’hui qu’elles l’étaient alors.

À l’occasion des trente ans de l’assassinat d’Yitzhak Rabin, le ministère israélien de la Défense a publié des enregistrements inédits du dirigeant. Ces archives offrent un regard saisissant sur la pensée d’un homme qui, du champ de bataille aux négociations de paix, a toujours cherché à concilier réalisme stratégique et idéal de stabilité.
Rabin y expose sa vision d’un Israël évoluant sur deux voies parallèles :
d’un côté, la planification à long terme, la prévoyance et la diplomatie ;
de l’autre, la nécessité de réagir à l’imprévisible, aux crises soudaines qui secouent sans cesse le Moyen-Orient.
Il y rappelait que la survie d’Israël reposait autant sur la force que sur l’habileté politique, et qu’un pays fort devait savoir négocier pour durer.
Ces réflexions, prononcées il y a près d’un demi-siècle, résonnent puissamment après les tragédies récentes, notamment l’attaque du 7 octobre 2023. Elles rappellent combien l’équilibre entre puissance, dépendance et souveraineté reste au centre du débat israélien.
Rabin défendait le partenariat stratégique avec les États-Unis tout en mettant en garde contre une dépendance excessive. Son idée de la paix était celle d’un processus lent, pragmatique, bâti sur des étapes vérifiables, plutôt que sur des accords spectaculaires.
Aujourd’hui encore, alors qu’Israël tente de redéfinir sa place dans une région instable, la voix de Rabin rappelle une évidence : que la stabilité durable ne se gagne ni par la force seule, ni par les illusions, mais par la patience, la planification et le courage du dialogue.





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